Ce qu'il faut retenir

Les logements F et G restent visés : ils sont considérés comme des passoires thermiques et font l'objet de restrictions croissantes.

Les restrictions à la location se renforcent : les propriétaires de logements énergivores font face à des obligations de plus en plus strictes.

Le DPE est devenu incontournable : il influence désormais la location, la vente et la valeur du bien immobilier.

Anticiper est plus rentable qu'attendre : reporter les travaux augmente les coûts et réduit les options de financement disponibles.

La rénovation globale donne les meilleurs résultats : isolation, chauffage et ventilation doivent être traités ensemble pour sortir durablement du statut de passoire thermique.

Les logements énergivores restent au centre des réformes sur la rénovation énergétique. Depuis plusieurs années, les règles autour des passoires thermiques se durcissent. En 2026, cette tendance continue. Ainsi, entre restrictions de location et exigences croissantes, de nombreux propriétaires cherchent aujourd'hui à anticiper plutôt qu'à subir.


Point n°1

Les logements les plus énergivores restent particulièrement visés

Les logements classés F ou G au DPE entrent dans la catégorie des passoires thermiques. Ces habitations consomment beaucoup d'énergie. Elles offrent aussi un mauvais confort thermique et génèrent des factures élevées. C'est précisément ces logements que les réformes successives ciblent en priorité.

L'objectif des pouvoirs publics est clair. Ils veulent réduire le nombre de logements très énergivores en France. Cela répond à des raisons environnementales. Mais cela vise aussi à améliorer le confort des occupants et à réduire leur dépendance aux énergies fossiles.

Bon à savoir : On estime à environ 7 millions le nombre de passoires thermiques en France. C'est un parc considérable que les réformes successives cherchent à réduire progressivement, en commençant par les logements les plus énergivores classés G.
Point n°2

Les restrictions à la location continuent de se renforcer

Ces dernières années, les pouvoirs publics ont mis en place plusieurs mesures contre les logements peu performants. Les interdictions touchent d'abord les logements G. Elles s'étendront ensuite aux logements F. En conséquence, les propriétaires concernés font face à des obligations plus strictes et à une baisse d'attractivité de leurs biens.

Cette tendance devrait encore se poursuivre en 2026 et au-delà. Les propriétaires qui n'auront pas engagé de travaux pourraient se retrouver dans l'impossibilité de louer leur bien ou de le vendre dans de bonnes conditions.

Bon à savoir : Depuis janvier 2023, les logements classés G+ (consommant plus de 450 kWh/m²/an) ne peuvent plus être mis en location. Depuis janvier 2025, l'interdiction s'étend à l'ensemble des logements G. Les logements F seront progressivement concernés à partir de 2028.
Point n°3

Le DPE devient de plus en plus déterminant

Aujourd'hui, le diagnostic de performance énergétique influence fortement la location, la vente, la valeur du logement et les travaux à prévoir. Un mauvais classement énergétique peut avoir un impact direct sur la rentabilité d'un bien immobilier que ce soit par une décote à la vente, une difficulté à trouver des locataires ou une obligation de travaux coûteux.

Les performances énergétiques sont devenues un critère incontournable dans toute transaction immobilière. Un bien classé A ou B se distingue clairement sur le marché, tant en termes de valeur que d'attractivité.

Bon à savoir : Le DPE est devenu opposable depuis 2021, ce qui signifie qu'un acheteur ou un locataire peut se retourner contre le propriétaire si les informations du DPE se révèlent erronées. L'enjeu dépasse donc largement la simple obligation administrative.
Point n°4

Pourquoi beaucoup de propriétaires préfèrent anticiper

Attendre les prochaines obligations peut rapidement devenir risqué. Plus les travaux sont retardés, plus les consommations restent élevées, plus les aides financières peuvent évoluer à la baisse et plus les coûts de rénovation peuvent augmenter. De nombreux propriétaires choisissent désormais d'anticiper les futures évolutions plutôt que de subir les nouvelles obligations sous pression.

Agir maintenant, c'est profiter des aides actuelles : MaPrimeRénov', CEE, éco-prêt à taux zéro, avant qu'elles n'évoluent, et planifier les travaux dans de bonnes conditions plutôt que dans l'urgence.

Bon à savoir : Les propriétaires qui anticipent bénéficient d'un avantage double : ils profitent des meilleures conditions de financement actuelles et évitent la pression des délais réglementaires qui contraint souvent à des choix moins optimaux.
Point clé

La rénovation énergétique pour sortir durablement du statut de passoire thermique

Pour sortir durablement du statut de passoire thermique, plusieurs éléments doivent souvent être améliorés ensemble. L'isolation des combles, des murs et des planchers réduit directement les déperditions thermiques. Le remplacement du système de chauffage améliore l'efficacité énergétique globale. La ventilation garantit un air sain sans pertes inutiles.

Les rénovations globales permettent généralement d'obtenir les meilleurs gains énergétiques et les meilleures aides financières. C'est aussi l'approche la plus solide pour améliorer durablement le classement au DPE et sortir définitivement du statut de passoire thermique.

À retenir : En 2026, les passoires thermiques font face à des contraintes croissantes. Anticiper les travaux, c'est protéger la valeur de son bien, maintenir sa capacité à louer et bénéficier des meilleures conditions de financement disponibles aujourd'hui.

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